Toute notre action n'est qu'un cri de guerre contre l'impérialisme!
Qu'importe où nous surprendra la mort, qu'elle soit la bienvenue, pourvu que notre cri de guerre soit entendu, qu'une main se tend pour empoigner nos armes!
Che Guevara,Journal de Bolivie.
Chers Hildita, Aleidita, Camilo, Célia et Ernesto.
Si vous devez un jour lire cette lettre, c'est que je ne serai plus parmi vous.Vous ne vous souviendre presque plus de moi et le splus petits m'auront oublié. Votre père a été un homme qui a agi selon sa pensée, et qui a été assurément fidèle à ses convictions.Grandissez comme de bons révolutionnaires.[...]
Soyez surtout capables de sentir, au plus profond de vous-mêmes, tout injustice commise contre quiconque en quelque partie du monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire.
A toujours, mes enfants, j'espère vous voir encore.
Un grand et fort baiser de
Papa.
7 octobre 1967
Les onze mois depuis lesquels nous avons commencé la guérilla se sont terminés sans complications, bucoliquement, jusqu'à 12h30, heure à laquelle une veille est venue garder ses chèvre dans le canon où nous campions.[...]
nous sommes partis à 17h avec un faible clair de lune et la marche a été très pénible et en laissant beaucoup de traces.[...]
l'armée à donné une information bizarre au sujet de la présence à Serramo de deux cent cinquante hommes qui doivent emêcher le passage des guérilléros encerclés, au nombre de trente-sept, et a situé la zone où nous sommes réfugiés entre l'Acero et l'Oro.
h=2000m.
Voilà les derniers mots annotés pas le Che dans son journal de route en Bolivie.
Chers parents.
Une fois de plus je sens sous mes talons les côtés de Rossinante; je reprends la route le bouclier au bras.[...]
Beaucoup me traiteront d'aventurier et j'en suis un; mais d'un type différent: de ceux qui risquent leur peau pour défendre leurs vérités.
Il se peut que cette fois soit la dernière. je ne le cherche pas, mais c'est dans le calcul logique des probabilités. Si c'est le cas, je vous embrasse pour la dernière fois. Je vous ai beaucoup aimés, seulement je n'ai pas su exprimer ma tendresse; je suis extrêment rigide dans mes actes et je crois que parfois vous ne m'avez pas compris. Ce n'était pas facile de me comprendre; mais, aujourd'hui, je vous demande seulement de me croire. Maintenant, une volonté que j'ai polie avec une délectation d'artistesoutiendra des jambes molles et des poumons fatigués. Je le ferai. Souvenez-vous de temps en tempsde ce petit condottière du XXème siècle. Un baiserà célia, à Roberto, Juan Martin et Poptin, à beatrix, à tous.
je vous embrasse, votre fils prodigue et récalcitrant,
Ernesto.
Fidel,
[...]Je renonce formellement, à mes charges dans la direction, à mon poste de ministre, à mon grade de commandant, à ma condition de cubain. Rien de légal ne me lie à Cuba; seulement des liens d'une autre nature qui ne peuvent être détruits commes des papeirs officiels.[...]
J'aivécu des jours magnifiques et j'ai éprouver à tes côtés l'orgueil d'appartenir à notre peuple dans les jours lumineux et tristes de la crise des Caraïbes.[...]
D'autres terres du monde réclament la contribution de mes modestes efforts.je peux faire ce qui t'es refusé par tes responsabilité à la tête de Cuba et l'heure est venue de nous séparer.[...]
Jusqu'à la victoire, toujours:la patrie et la mort.
Je t'embrasse avec toute ma ferveur révolutionnaire.
Che.(1965)